Grâce à une amie, j’ai découvert l’huile de calophylle inophyle, appelée aussi l’huile de tamanu. Elle ne faisait que parler des vertus de cette huile vierge pour la peau, la circulation, les jambes lourdes et surtout pour la cicatrisation.
Tout de suite, l’idée d’une huile végétale bio capable de faire tout cela m’a séduite ! Mais après quelques jours d’utilisation, j’ai constaté que l’huile de calophylle présentait un danger pour ma peau et ma santé. En effet, même si c’est un produit naturel, l’emploi de cette huile végétale provoque une irritation cutanée, avec des effets plus graves sur un usage prolongé. Dans ce blog, je vous explique tout cela !
Qu’est-ce que l’huile de calophylle ?
L’huile de calophylle, ou calophyllum inophyllum, également appelée huile de tamanu, est extraite des graines d’un arbre tropical. Elle provient du Foraha de Madagascar, appelée Foraha à Madagascar, Takamaka en Polynésie ou encore laurier d’Alexandrie, le calophylle est connu pour ses noix riches en oméga 3 et oméga 9.
On extrait l’huile végétale à partir des noix après séchage et pressage à froid. Elle est souvent utilisée comme huile vierge bio, très huileuse, avec une odeur assez forte et une couleur verte unique.
L’huile de calophylle est composée à environ 35 à 40 % d’acides gras, d’antioxydants puissants, et de coumarines, connus pour leurs propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires. Mais j’ai aussi appris aussi que sa richesse chimique est également sa faiblesse.
Une huile trop active pour certaines peaux
Je l’ai appris à mes dépens, tout ce qui agit fort peut aussi irriter fort. Un soir, quand j’ai appliqué de l’huile de calophylle vierge sur mon visage, j’ai ressenti des picotements et des rougeurs. Alors, j’ai compris que cette huile végétale n’est pas une huile douce, et son mode d’emploi mérite une réflexion.
Après un léger massage, elle pénètre dans le derme pour stimuler la microcirculation, cela est bénéfique pour la peau. Dans le milieu de la beauté et la santé, cette huile végétale nourrit et hydrate chaque couche cutanée.
Toutefois, son utilisation sur le long terme peut générer des effets secondaires. D’après des études, 12 à 15 % de ses utilisateurs ont ressenti des démangeaisons ou une chaleur diffuse dès la première utilisation. Pour les personnes à la peau sensible, les conséquences de l’inophyle sont plus graves.
Dans l’univers de la beauté, on dit que l’huile de calophylle est chauffante, car son emploi augmente la température cutanée de 2 à 3 °C. En stimulant le flux sanguin, son emploi prolongé peut provoquer une sensation d’inconfort.
Les erreurs fréquentes d’utilisation de l’huile de calophylle
Si vous appliquez de l’huile de calophylle pour un rituel cutané au quotidien, je vous déconseille de l’appliquer en l’état pur. Sachez que le macérât doit être diluée à 10 % avec une base neutre, comme des huiles végétales bio, comme l’argan ou la rose musquée. Sinon, bonjour les rougeurs !
La plupart des gens pensent que son usage est sans limite. Pourtant, une seule application quotidienne, le matin ou le soir, suffit pour profiter de ses bienfaits. Dans le cas contraire, son usage va boucher les pores et la peau devient irrégulière et sensible.
Ne pas mélanger cette huile végétale avec des acides de fruits, vitamine C ou AHA, cela va accentuer l’irritation cutanée. Sachez également que son utilisation prolongée lors d’un massage est déconseillée, une minute suffit, sinon ses propriétés chauffantes favorisent les démangeaisons.
Les effets secondaires de cette huile végétale
Maintenant, je vais vous énumérer le danger de l’huile de calophylle sur la santé cutanée. En effet, plus de 15 % des utilisateurs ont eu des irritations cutanées, de micro-inflammations ou une sensation de chaleur après une utilisation prolongée. Ceux qui sont sensibles à l’inophyle présentent des allergies. Ces réactions ne sont pas graves en soi, mais ils montrent que cette huile végétale n’est pas adaptée à tout le monde.
Une composition puissante, trop concentrée
Ce que j’aime dans l’huile de calophylle, c’est sa richesse. Ce que je redoute, c’est sa concentration. L’huile vierge contient 35 % d’acide oléique, 25 % d’acide linoléique, 20 % d’acide palmitique, de l’inophyllum D, et de la calophyllolide qui favorise la réparation cellulaire. Mais les polyphénols et coumarines peuvent irriter à forte dose, surtout pour une peau mixte ou grasse !
Pourquoi certains types de peaux réagissent-ils mal ?
Il faut savoir que l’huile de tamanu stimule la microcirculation cutanée et active la pousse capillaire. Pour une personne avec une peau sensible ou fine, cette stimulation devient une agression. J’ai vu des personnes avec des plaques rouges dès le troisième jour. D’autres se plaignent d’un effet trop huileux ou trop brillant sur la peau !
Les précautions à ne jamais négliger
Pour profiter des vertus de cette huile sans en subir les effets secondaires, il faut toujours la diluer à 10 % dans une base douce. Pensez à effectuer un test cutané avant la première application. Quand vous l’appliquez, évitez le contour des yeux et les cernes. Evitez aussi le soleil pendant 12 h après usage. N’utilisez qu’une huile bio, pressée à froid, issue de graines de qualité.
Pour la conservation, mettez la bouteille dans un endroit frais et sec à 25 °C, sinon l’huile s’oxyde 30 % plus vite. Une huile oxydée perd ses propriétés et devient irritante.
Les dangers de ce macérât sur les cheveux
Si vous comptez l’appliquer sur vos cheveux ou cuir chevelu, je vous le déconseille, c’est une mauvaise idée. Cette huile chauffante provoque des démangeaisons en contact d’une peau fine. Quelques gouttes mal diluées peuvent engendrer une brûlure. Je vous conseille de l’associer à d’autres huiles végétales à 10%, comme la rose musquée.
Huile de calophylle et aromathérapie
En aromathérapie, elle est souvent associée à des huiles essentielles végétales, comme hélichryse, lavande, cyprès. Le problème ? Ces mélanges multiplient les actifs, donc les risques. Le macérât de calophylle est déjà riche en composés aromatiques. Ajouter des huiles essentielles, c’est parfois trop. Pour les jambes lourdes, un mélange à 90 % de base neutre et 10 % de calophylle suffit.
En termes de prix et de rendement
Côté prix, une huile de calophylle bio coûte entre 12 et 25 € les 50 ml. La différence de prix vient du rendement, il faut 100 kg de noix de l’arbre pour obtenir 12 kg d’huile, soit un rendement de 12 %. C’est peu !
D’où son prix plus élevé que celui du jojoba, avec rendement à 25 % ou de l’argan avec un rendement à 18 %. Plus l’huile est vierge et moins elle est filtrée, plus elle peut irriter.
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ?
J’ai constaté que certains pharmaciens déconseillent le macérât de calophylle pendant la grossesse. C’est à cause de la présence de coumarines et inophyllums susceptibles de stimuler la circulation sanguine.
Il est recommandé d’utiliser une huile végétale sans effet huileux et qui ne bouche pas les pores comme le jojoba ou l’argan. Ces huiles végétales ont un taux d’efficacité entre 70 et 80 % par rapport à la calophylle, sans effets secondaires.
Après plusieurs essais, j’ai fini par comprendre comment la dompter. En mélangeant 5 gouttes de calophylle à 45 gouttes de jojoba, j’ai réussi à profiter de ses propriétés cicatrisantes sans réaction. Sur mes jambes lourdes, le soulagement est net dès la première application environ 80 % de sensation de légèreté en 10 minutes. Sur le visage, par contre, je l’évite, trop de risques de réaction cutanée. Mon conseil : mieux vaut l’utiliser sur des zones ciblées que comme huile de beauté globale !
